Eva et Children Worldwide Fashion (AUSTRALIE)

A la mode Australienne

Récit de notre rencontre avec Eva Massai-Mottram, 45 ans, a l’origine du succès de CWF Australia, filiale de CWF, qui importe de grandes marques vestimentaires à destination des enfants en Australie.

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Son parcours.

A 25 ans, Eva débarque pour la première fois en Australie pour 6 mois, à la fois car elle souhaite apprendre l’anglais et aussi car ce pays « exotique et d’aventures » l’attire beaucoup.
Après un retour en France et diverses expériences professionnelles cumulées dans l’import/export de textile, elle décide en 1993 de revenir pour de bon s’installer la bas et rêve d’indépendance. C’est chose faite quelques semaines plus tard lorsqu’elle créée en une journée sa propre société d’importation de produits de mode à Melbourne. Très vite, Eva acquiert une excellente expertise dans le milieu de la mode en Australie. Et en 2001, CWF lui propose de créer une filiale en Australie. Eva relève le défi, et cela fait maintenant 7 ans que tous les produits de grandes marques tels que Timberland, DKNY ou Elle transitent par ses mains avant d’être distribués partout dans le pays (chez les retailers ou department stores).

 

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Créer sa société en Australie.

Pour protéger le marché local, la législation australienne impose quelques restrictions à l’exercice de la création d’entreprise par un étranger. C’est pourquoi Eva a dû s’associer avec une australienne pour les 4 premières années de son activité, directrice de l’entreprise et qui l’a embauchée en tant que salariée. Mais une fois le statut de résidente permanente obtenue, Eva a pu rattacher sa société en son nom propre.
Elle s’est entourée au départ avec des personnes compétentes (avocat, sponsor,…) qui lui ont permis de bien négocier sa nouvelle vie d’entrepreneuse.

Diriger une filiale : avantages et inconvénients.

Eva apprécie son métier par la liberté qu’il lui apporte. Elle gère son temps et sa façon de travailler comme elle l’entend, son efficacité étant jugée sur ses résultats. Aujourd’hui, le bilan est plutôt positif puisqu’Eva réalise à elle seule un chiffre d’affaire de 2,8 millions de dollars, chiffre en constante progression depuis qu’elle a relevée le défi CWF il y a 14 saisons de cela.
Malgré ces beaux résultats, Eva doit faire face à une pression énorme, et la charge de travail est très irrégulière, son activité étant régulée par les saisons et les nouvelles collections.
Être rattaché à un grand groupe « donne de la sécurité » nous confie Eva. Mais en revanche, elle nous avoue aussi qu’elle a une marge de manoeuvre moins grande qu’auparavant. Elle doit se tenir à la politique de la maison mère, et effectue un reporting précis 2 fois par an.

L’Australie, terre d’accueil.

C’est un pays facile, il y a plein d’espaces et la nature est omniprésente. Cependant, après 15 années passées ici, Eva regrette que le niveau culturel ne soit pas amélioré. A part l’art aborigène, c’est « creux » nous confie t elle, et encore plus à Sydney qu’à Melbourne.
Les Australiens, quant à eux, sont très sympa aux premiers abords. Mais il est néanmoins difficile d’approfondir une amitié solide avec eux, ils restent très superficiels. Il existe selon Eva une sorte de « complexe australien » du fait qu’ils n’ont pas encore d’identité propre. Ils travaillent pour vivre avant tout, et à 17h il n’y a plus personne dans les bureaux! En revanche, ils sont très ouverts au multiculturalisme et voyagent beaucoup.

Et la France dans tout ça?

Les liens qu’Eva garde avec son pays d’origine se retrouvent principalement dans ses amitiés, essentiellement francophones, et avec les visites qu’elle effectue en France pour son travail. Elle n’a pas sollicitée d’aide de la part du système administratif français pour ses débuts, auquel elle reproche une certaine « lourdeur », mais elle est néanmoins membre de la chambre de commerce franco-australienne, et elle embauche chaque année des stagiaires français pour l’aider dans ses missions. Et malgré son éloignement de son pays natal, Eva reste « française avant tout »!

 

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Bilan et conseils.
« Très positif » d’après Eva. « On apprend beaucoup » nous dit elle. L’Australie, c’est une terre d’opportunités, un pays en plein expansion (3% de chômage seulement!), mais c’est aussi un pays loin de tout…Il faut donc bien réfléchir avant de franchir le pas!
C’est aussi un pays où il est facile de faire de l’argent rapidement, mais est -ce que succès financier veut forcément dire succès personnel? A méditer…

Enfin, les qualités pour bien entreprendre en Australie selon Eva :
-la motivation
-avoir une certaine vision, de l’intuition
-être capable de se remettre en question

Créer une filiale à l’étranger, un bon exemple d’entrepreneuriat « contrôlé » ?
Copyright Roulez Jeunesse, mai 2008.

8 réponses à “Eva et Children Worldwide Fashion (AUSTRALIE)”

  1. 21 09 2008
    Antheaume (20:50:55) :

    Bonjour,
    Styliste-graphiste depuis 2 ans en France, j’ai le projet de partir en Australie pour trouver un emploi. Il est écrit dans l’article que vous embauchiez des stagaires français. Pouvez vous me donner votre email que je puisse vous envoyer ma candidature?
    Merci d’avance,
    Cordialement,

    Capucine ANTHEAUME
    capucine.antheaume@laposte.net

  2. 30 01 2009
    Dorothee Robin (15:22:47) :

    Bonjour,

    Serait il possible d’avoir votre email pour vous parler d’un projet?
    Merci beaucoup

    Dorothée

  3. 2 05 2009
    Virginie p. (15:58:31) :

    Bonjour,

    Votre petit reportage m’a beaucoup touchée car je vis en ce moment les mêmes envies. J’ai vécues en Australie pendant 11 mois. De retour en France je recherche activement les moyens et façons de pouvoir ouvrir ma petite affaire en Australie. Plus concrètement je recherche un « mentor » avec qui je pourrais échanger mes idées en échange de quelques conseils. Si vous êtes toujours à la recherche de stagiaires, pouvez-vous m envoyer votre mail pour que je puisse vous soumettre ma candidature, merci

  4. 26 12 2009
    ANNE FALIERE (12:35:56) :

    Bonjour Eva,

    Je cherche à te joindre. J’aimerais ton adresse email. J’espère que tu es toujours contactable par ce biais. Je sais que ça fait si longtemps mais cela me ferait tellement plaisir.

    Anne (Melbourne)

  5. 6 02 2010
    Evelyne Lepage-Chartier (17:56:39) :

    Bonjour Eva,

    Nous sommes une toute jeune marque de créateurs de vêtements bébé et enfants de fabrication française, que nous avons créé entre mère et fille.

    Nous devons paraître dans Vogue living Australia pour un de nos doudous et souhaiterions vous intéresser à la diffusion de nos produits.

    Pourriez-vous nous contacter nous vous dirigerons sur nos produits.

    Merci par avance.

    Cordialement

    Evelyne et Julie-Anne

  6. 4 10 2010
    Nathalie (13:29:47) :

    Bonjour Eva,

    Après une expérience enrichissante de bientôt 4 ans en france en tant que styliste/assitante chef produit, styliste/modéliste puis styliste-infographiste… je souhaite dès à présent avoir une expérience à l’étranger. De formation double « stylisme/modélisme », je suis spécialisée dans l’enfant et aimerai beaucoup travailler avec le prestigieux groupe CWF…
    L’australie ainsi que le Nouvelle Zelande sont mes destinations de prédilection. Cherchez vous des personnes dans le cadre d’une embauche CDD, CDI, autres … ?
    Je souhaiterai vous envoyer mon CV, un lettre de motivation ainsi qu’un lien pour que vous puissiez consulter mon book … mais je n’ai pas votre adresse mail… Je vous laisse donc mes coordonnées via ce site. En espérant que vous me lisiez …
    Merci, Cordialement
    Nathalie Robert
    smilou.nathalie@gmail.com
    06 14 18 26 37

  7. 14 12 2011
    Florence grosjean (18:09:00) :

    Bonjour,
    Je viens d’ouvrir mon site web avec mes créations après de nombreuses années en boutique à Paris, France que je n’ai plus. Je voudrai savoir si mes créations peuvent vous intéresser et/ ou si vous avez des contacts à qui cela pourrait convenir dans ce beau et grand pays. En 6 mois j’ai récolté environ 350 adresses mail de clients Australiens.
    Je vous remercie pour votre réponse.
    Florence Grosjean.

  8. 10 10 2012
    Clara CHANLOUP (14:24:14) :

    Bonjour Eva,
    Je suis étudiante en 1ère année de BTS design de mode à Lyon (France).
    J’ai vécu 10 ans à Nouméa en Nouvelle Calédonie. Cela m’a permis de faire plusieurs séjours en Australie, en particulier à Sydney. J’aimerai beaucoup effectuer mon stage de fin d’année scolaire, d’une durée de 5 semaines, dans votre magnifique ville puis aller rendre visite à ma famille à Nouméa. Seriez vous intéressée par ma candidature ? Si oui, je vous propose de me communiquer votre adresse mail pour que je vous envoie mon CV et ma lettre de motivation.
    Très cordialement.
    Clara Chanloup

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