Roberto, Saya et Zonacuario (EQUATEUR)

Un entrepreneur équatorien social et équitable

Roberto Valencia, originaire de Quito en Equateur, a changé sa vie d’employé modèle dans une grande entreprise de publicité pour entreprendre une activité sociale « made in France ». Aujourd’hui, le succès est à son comble : 40 employés tous soudés par une même idéologie.

 

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Une véritable crise existentielle
Roberto, après avoir étudié la publicité, s’engage dans l’une des plus grandes entreprises de communication du pays. Cependant, pourvu d’une bonne situation (rédacteur et graphiste) pratiquée dans un cadre de vie sain et après 10 ans d’ancienneté, Roberto plaque tout, suite à la rencontre d’une franco-japonaise, Saya. Elle même a toujours travaillé dans l’univers du social à travers différentes ONG. Roberto se remet donc en question au cours de l’année suivante et passera une véritable crise existentielle qui l’entraînera sur le chemin de l’entreprenariat. Les débuts ne seront pas si simple car c’est un changement de vie radicale pour cet équatorien. Toujours passionné par le monde de la publicité et de la communication, Roberto avec la précieuse aide de Saya, décide de se lancer dans la publicité sociale. La concurrence est alors inexistante sur ce créneau. Après quelques études de cas menées au Brésil et au Pérou, Saya et Roberto se lancent dans ce nouveau créneau à Quito. « Le plus dur était de faire comprendre aux gens la mentalité et l’état d’esprit de la publicité sociale » nous explique Roberto rassuré du résultat de son entreprise. Aujourd’hui Zonacuario élargie aux maximum son domaine d’action. Les clients se multiplient (Unicef, ONG, institutions gouvernementales, entreprises privées, …) et l’entreprise de Roberto devient incontournable pour une communication interne et/ou en externe efficace dans le social.

 

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« Au début, c’était difficile de recruter du monde »
Roberto et Saya ne voulaient pas d’une entreprise « juste » rentable ; ils ont voulu développer tout un esprit social et solidaire en interne. Les employés de Zonacuario ne ressemblent pas à n’importe quelle entreprise de publicité. En effet, les profils sont très variés et on y retrouve des anthropologues, des avocats, des sculpteurs, des artistes, bref, une panoplie très large de jeunes talents … Roberto revient sur la politique sociale qu’il mène avec son entreprise : « on ne veut pas devenir millionnaire, on veut juste que l’entreprise grandisse et investisse toujours plus dans ses projets » et c’est pour cela qu’ils développent comme stratégie interne une comptabilité 100% transparente.


Du social dans leurs produits

Trop dépendant de ses clients, Roberto décide de lancer un produit propre à Zonacuario pour assurer une rentabilité continue. Le constat est simple, l’éducation en Equateur fait franchement défaut. Et c’est une nouvelle fois de France que murie l’idée. L’hexagone détient le nombre le plus important de revues pour enfant (25 au total) et en Equateur, ca n’existe pas… C’est alors que Roberto et Saya après plusieurs études se lancent dans la création, production et distribution d’un magasine pour enfant, nommé : Elé! « Ce magasine permet à l’enfant d’apprendre (à travers des dessins et des nombreuses histoires) sur la vie locale mais aussi sur la mondialisation. » Après 2 années difficiles, Elé ! est distribué à plus de 50 000 lecteurs en Equateur et se veut, par un système de donation, d’offrir des magasines aux enfants qui n’ont pas les moyens.

Faut il créer en Equateur ?
L’Equateur (peuplé aujourd’hui de 13 millions d’habitants) est un pays qui revient de loin : en 1998, c’est près de 12 banques qui font faillite ainsi qu’un exode de 2 millions de personnes. C’est en 2000 que naît la dolarisation, et les trois premières années sont difficiles ; mais dès 2003, cette nouvelle mesure permet au pays de relever la tête. C’est aujourd’hui un pays qui regorge d’opportunités dans tous les domaines. Saya nous explique que les avantages sont nombreux sur place : « moins de concurrence, pas de sur-qualification, moins de barrières, pas de diplôme nécessaire, …. »
Créer en Equateur, c’est légalement facile et rapide : 400 dollars et c’est parti ! Le gros problème réside dans le financement du projet. En effet, obtenir des crédits par les banques est extrêmement difficile. Les banques n’ont pas confiance et refuse le crédit (sauf à des taux très cher : 16%) aux entreprises. C’est donc pour cela que Roberto conseille à toute personne désireuse de créer en Equateur d’une bonne idée et d’avoir le financement.

Un bilan très positif
Roberto et Saya s’éclatent dans leur boulot.Roberto est convaincu de son entreprise et le bilan le prouve par les chiffres : 40 employés, une recrue tous les mois et un capital avoisinant les 600 000 dollars. Zonacuario va continuer à développer des produits tels que Elé! pour assurer la rentabilité de l’entreprise et continuer à développer des projets sociaux. Roberto rêve même de créer un mécanisme en Amazonie pour compenser tout le papier utilisé pour ses magasines. Il est inarrêtable !

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Des conseils ?
Roberto insiste sur le fait qu’il faille ramener de l’argent en Equateur pour créer ; les crédits sont impossibles. Évidement l’idée est primordial: trouver un marché récepteur ! Et pour finir, Roberto conseille à tous les étrangers de comprendre le mode de fonctionnement des équatoriens (celui qui vit dans la jungle est bien différent de celui qui vit sur la côte ou que celui qui est à Quito).

Copyright Roulez Jeunesse – septembre 2008

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