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Noël et Fret International (EQUATEUR)

17112008

Rencontre avec Noël Schaeffer le 22 septembre 2008

Réussir sans diplôme

C’est dans les locaux de l’active Chambre de Commerce Franco-équatorienne que nous avons rendez-vous avec Noël, entrepreneur français de 49 ans, installé à Quito.

Nom : Schaeffer

Prénom : Noël

Age : 49 ans

Nom de l’entreprise : Fret International

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Parcours d’un autodidacte

Passionné par les avions de chasse et malgré une scolarité plutôt difficile, Noël Schaeffer tente les concours pour devenir pilote de chasse. Ce dernier essuie son échec en décidant de se mettre au travail, sans diplôme. Il débute donc à 15 ans au poste de magasinier, poste se situant à l’échelon le plus bas d’une entreprise de transport international. Animé par l’envie d’apprendre et de monter rapidement, Noël effectue tout d’abord ses obligations nationales en réalisant son service militaire en Allemagne (Division blindée).

 

De retour en France, il retrouve du travail dans l’entreprise de transport de ses débuts qui venait de remporter un contrat avec Alstom pour la construction du métro à Caracas. A 23 ans, Noël part donc 4 ans et demi au Venezuela en tant que responsable de la vérification et du déchargement des marchandises.

Puis, Noël est envoyé en mission pour un nouveau projet au Chili pour une durée de 1 an pour régler les problèmes dans différentes régions du pays (Santiago, Antofogasta). Un rapide passage en Bolivie et Noël découvre pour la première fois l’Equateur en décembre 1987. Le contrat est instauré pour une durée de trois ans afin de mettre en place un bureau de représentation ainsi que de former du personnel équatorien. Cependant, l’expérience tourne au fiasco puisqu’une entreprise anglaise décide en rachetant l’entreprise de fermer le bureau de Quito. Les employés n’apprécient pas la tournure des évènements et placent le chantage au centre des négociations. Noël passera même une journée en prison et s’exilera quelques semaines au Venezuela afin de laisser passer la tempête.

Peu enclin à se laisser abattre, il reviendra sans emploi à Quito en 1988 afin de créer sa première entreprise en tentant le pari dans l’importation de produits français pour le secteur de l’optique. Le projet semble solide et toutes les économies y passent afin de faciliter le décollage. Cependant, la réussite n’est pas au bout. Le manque d’expérience dans ce domaine est flagrant et Noël fermera son entreprise 6 mois plus tard en ayant réellement tout perdu, mais c’est sans compter sur sa volonté indéniable…

Un mariage et quelques années en tant qu’employé, Noël se lance un nouveau défi avec la création de Fret International en novembre 2004.

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Créer son entreprise dans un pays économiquement instable

 

Dès ses débuts à la tête de Fret International, Noël sent rapidement les opportunités que peuvent lui apporter les entreprises françaises qui viennent s’installer en Amérique Latine. Alcatel, l’Office Général de l’Air puis Carrefour lui offrent ses premiers contrats qui éclaircissent le futur de l’entreprise. En 1999, Noël compte 46 employés dans ses rangs, à l’aube de la crise financière qui va frapper le pays entier. La faillite de nombreuses banques ainsi que la dollarisation du pays va entraîner une chute vertigineuse pour notre chef d’entreprise : liquidation de 90% des employés, économie paralysée, dettes considérables… C’est donc un nouveau départ qui commence avec 5 employés afin de relever la tête. 4 ans et demi seront nécessaires afin de rembourser les dettes de la société. La stratégie est donc à la diversification afin de limiter les risques et Noël s’embarque sur de nouveaux créneaux :

-transport international

-équipement d’hélicoptères

-réparation de moteurs d’avions de chasse et d’hélicoptères

-fabrication et exportation de meubles en bois

 

Toutes ces activités lui permettent d’employer aujourd’hui 8 personnes et de réaliser un Chiffre d’affaires d’environ 3 millions de dollars annuel.

 

Entreprendre en Equateur

 

Avec deux expériences de création d’entreprise en Equateur et plus de 20 ans passés dans le pays, Noël est bien placé pour savoir qu’il n’est pas facile de s’installer dans un pays aussi « chaotique ». L’instabilité politique et économique associée à une instabilité financière ne facilite en effet pas les investissements. Cependant, Noël nous assure que quelques montages stratégiques permettent aujourd’hui d’éviter le pire en cas de crise majeure. Les opportunités sont énormes et les formalités administratives ne forment pas un obstacle infranchissable (30 jours de délai pour un investissement de départ relativement bas situé aux alentours de 400 USD)

Un profil de battant

 

Les différents échecs n’ont pas endommagé la combativité de Noël qui sent le besoin de rebondir rapidement après chaque revers. Les projets sont ambitieux et Noël souhaite prendre de l’ampleur en se diversifiant une nouvelle fois. Pourquoi pas dans le domaine du remplissage de conteneurs ?

La vie professionnelle prend parfois le dessus sur la vie privée notamment en période de crise, mais aujourd’hui père de 2 enfants, Noël sait faire la part des choses et prendre ses responsabilités familiales.

 

Equateur / France : deux mondes

 

La crise financière au début des années 2000 a enclenché un départ massif d’équatoriens vers l’étranger. En envoyant des sommes d’argent à leurs familles restées dans le pays, on a assisté à un dynamisation de l’économie et une hausse du niveau de vie de la population. Les opportunités se sont multipliées notamment dans le secteur de l’agriculture. Cependant, l’accès au crédit reste difficile pour tous types de projets d’investissement.

Le pays est agréable à vivre même si Noël souligne une extrême lenteur dans les processus de prise de décision.

 

Mais Noël se sent plus que jamais français même après 20 années en Equateur. Il garde de nombreux liens avec la France, notamment familiaux et participe au mission de la Chambre de Commerce afin de développer les rapports entre les deux pays.

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Bilan

 

Un parcours chaotique pour Noël qui récupère aujourd’hui le fruit de son travail et de son abnégation. Il adopte la philosophie de La Fontaine : « Patience et longueur de temps ne font plus que force ni que rage ».

 

N’hésitez pas à suivre les conseils de cet entrepreneur multi-casquettes :

 

-Venez découvrir, sentir et prendre la température du pays avant de venir vous installer (stage, voyage,…)

-Prendre votre décision à 100%, battez-vous et vous récupérerez le fruit de votre travail

Il aime à souligner qu’ « impossible n’est pas français » et son formidable parcours vous invite à ne rien lâcher !

 

Copyright – Roulez Jeunesse – Septembre 2008

 




Myriam et Gringas (BOLIVIE)

9112008

Entreprendre pour les « Gringas« 

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Myriam est une entrepreneuse multicasquette. Après avoir subi un premier échec entreprenarial en France, elle débarque en Bolivie ou elle enchaîne les projets de création d’entreprise. Dotée d’un excellent background dans la communication, ses projets internet sont très alléchants.

En France tout roule, mais…

Après un IUP Management à Clermont Ferrand et un DESS dans la communication à Aix en Provence, Myriam, originaire de Paris, enchaîne divers stages dans des multinationales françaises ( Publicis et l’Oreal). Cinq premières années dans les ressources humaines pour terminer en 2005 responsable marketing chez Publicis pour la création d’un site emploi. Pétage de plomb, besoin de vacances… Elle file avec une amie voyager en Amérique du Sud. Pendant son voyage en Bolivie, elle rencontre son futur époux . Coup de foudre pour le pays (et pour l’homme!). Myriam rentre en France le temps de faire ses valises… 3 mois suffisent…

La Bolivie, un pays à fort potentiel.

En l’espace de 2 ans, Myriam a le temps de faire son trou. A la base partie pour rester un an à La Paz, Myriam a l’heureuse surprise de tomber enceinte. Rien ne l’arrête, car elle multiplie ses projets de création : ouverture d’un premier site internet www.thebolivianstore.com qui distribue des produits naturels du pays. Ayant déjà participée à l’ouverture d’un restaurant dans la plus haute capitale du monde, Myriam s’associe avec des locaux pour créer un hôtel de luxe. Mais son projet le plus ambitieux reste « Gringas ». C’est avec une de ses proches amies, Julie (ex-pharmacienne), que l’idée de créer une boutique online émerge: recenser les 30 produits artisanaux phares de chaque pays d’Amérique du Sud tout en y associant une touche européenne (exemple : revisiter le fameux poncho de Bolivie en l’adaptant à la mode européenne). Un projet très ambitieux qui pourrait rapporter gros mais qui est loin d’être facile…

En effet, Julie et Myriam en sont à leurs 10 ème mois de sourcing tellement il est difficile d’y faire son choix et surtout d’y déceler les petites pépites (les meilleurs artisans). Les deux françaises sont certaines du succès de « Gringas » même si aucune étude n’a été réalisée. « Les matières premières sont pas chères, un site internet ne coute pas cher et la main d’oeuvre est relativement bon marché » avoue Myream. « Gringas » ne souhaite pas faire de commerce équitable (c’est à dire en passant par les labels) mais fait tout comme en passant directement par les producteurs.

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Quelle finalité dans tout ca ?

Myriam est passionnée, adore créer et ne pense qu’a entreprendre. Ce qu’elle aime le moins est de devoir suivre ses projets à long terme. Myriam aime cette fonction de créatrice car cela lui permet de faire du business à sa manière. Ses projets ? Gagner de l’argent pour voyager ailleurs et, à nouveau, créer.

Entreprendre en Bolivie.

Créer sa boite dans le pays d’ Evo Morales est rapide, pas cher et très simple (surtout si tu acceptes le problème de la corruption pour accélérer les choses…) « La Paz est une capitale avec un nombre d’opportunités incroyables » nous confie la parisienne. Cependant, entreprendre sur place peut être épuisant. Les locaux ne sont ni rigoureux ni fiables et tout tout se négocie. Myrem avoue avoir du mal à retrouver sa vie parisienne (culture, ciné, café avec les copines, …) mais la beauté et la diversité du pays emportent la partie.

Son bilan.

Myriam ne regrette absolument pas son choix de vie. Ex cadre supérieure au sein d’une grande multinationale, elle préfère largement la liberté que lui offre sa petite structure. Et même si elle est passée d’un pays développé à un pays en voie de développement. Elle s’épanouie tout les jours professionnellement parlant. « Avec un petit budget, tu peux te lancer sur des business ambitieux ».

Selon elle, 3 qualités paraissent indispensables pour entreprendre : avoir la fibre entrepreneur, être obstiné(e) et savoir bien s’entourer.

Merci Myriam pour ces conseils et bon courage pour « Gringas » !

Copyright Roulez Jeunesse – Septembre 2008




Guy et Hélinka (PEROU)

21092008

 

Hélico-entrepreneur

Rencontre avec Guy Mogica, créateur de Helinka, société de transports en hélicoptère, basée à Lima, Pérou, le 08/09/08.

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De Bourges à Lima, en passant par le Moyen Orient et l’Afrique…

Depuis son enfance, Guy est passionné par les hélicoptères. Il suit une formation d’école militaire au sein de l’ALAT (Aviation Légère de l’Armée de Terre), et il intègre par la suite l’école de pilotage de Luc en Provence où il fait ses premières armes en tant que mécanicien et où il acquiert beaucoup d’expérience en peu de temps. Hésitant sur le fait de prolonger sa carrière militaire ou non (15 ans de service lui aurait permit de bénéficier rapidement d’un certain confort et sécurité, notamment en terme de retraite), Guy décide pourtant de quitter l’armée pour rejoindre (toujours en tant que mécano) une société civile au Koweit dont la mission est de réparer les nombreux hélicoptères abandonnés pendant la guerre du golfe. Dans une ambiance mercenaire qui n’est pas pour lui déplaire, Guy acquiert vite une expertise sur un certain type de machine (Super Puma) qui lui vaut 2 ans plus tard une proposition pour partir travailler en Afrique dans une société Canadienne pour le compte de l’ONU. Guy découvre alors pour la première fois un univers 100% civil où les machines effectuent un travail de production. De retour en France en 1994, il se retrouve sans emploi, notamment à cause d’un flou législatif français sur les licences de mécanicien. Il en profite alors pour se spécialiser sur d’autres machines, et fait un rapide passage chez Eurocopter avant de débarquer chez Héli-Union (exploitant d’hélicoptères en France), qui lui propose en 1995 un contrat au Pérou pour la maintenance de 2 machines qui travaillent sur de la prospection sismique. Les débuts sont difficiles (grosse débrouillardise), mais ses efforts portent ses fruits puisque lorsque le client d’Héli-Union commande 3 machines supplémentaires pour ses travaux, Guy accède à plus de responsabilités (base manager)et devient résident permanent à Lima. Petit à petit, il se familiarise avec d’autres aspects non techniques de son travail (relations commerciales, finance,…). Mais en 2001, une baisse d’activité dans le secteur aéronautique au Pérou l’incite à tenter sa chance en Equateur ou il rejoint un ex-directeur d’Heli-Union qui s’est mis à son compte. L’expérience dure peu de temps due à une nouvelle baisse d’activités liées à un manque de sécurité dans les parties reculés du pays où opèrent les machines. Une nouvelle aventure débute alors en Bolivie ou Guy rejoint un français exploitant d’hélicoptères alors en proie à des difficultés d´organisation. Il l’aide à restructurer sa société et double son capital en 2 ans et demi.

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Pourquoi pas moi ?

Fort de cette réussite et sentant qu’il existe des opportunités dans le domaine, Guy décide alors de se lancer à son compte. Avec un associé français (Alexandre Martin), il revient au Pérou et fonde Helinka en 2003 dont l’activité est le service en hélicoptère (transports de personnes et de marchandises, tourisme, secours,…). Ils achètent une machine 300 K dollars aux USA qui est tout de suite contractée par une société Canadienne opérant dans le secteur minier. Les débuts sont difficiles, les liquidités manquent, il faut réinvestir tous les bénéfices…

Un business florissant…

Mais petit à petit, Guy et Alexandre peuvent louer une deuxième machine , puis en acheter une troisième, et Helinka prend son envol…Aujourd’hui, la flotte d’Helinka compte 12 machines, et la société emploie plus de 100 personnes pour un CA de 8,5 M de dollars (2008).

Mais qui coûte cher…

Le plus gros problème que Guy et son associé rencontrent aujourd’hui réside dans le financement des machines. Un hélicoptère représente un énorme investissement (parfois plusieurs millions de dollars), et il n’est pas facile de convaincre les banques de mettre la main au portefeuille, même pour une personne qui a vécu plus de 10 ans dans la région. Trouver des sources de financement est donc toujours un casse tête pour les dirigeants d’Helinka, mais « on trouve toujours des solutions ».

« Si tu veux faire une omelette, tu casses tes oeufs »

Afin de sécuriser leurs investissements, Guy et ses associés ont monté plusieurs sociétés qui détiennent des parts dans chaque société du groupe. C’est ainsi que c’est une société indépendante qui détient tout le patrimoine, alors que c’est une autre société qui gère le ravitaillement.

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Créer son entreprise au Pérou

C’est relativement facile : 1000 dollars et 3 semaines, et tout est fait! Le plus difficile reste la partie finance. Il faut avoir une bonne comptabilité, et réaliser un audit par un organisme extérieur facilite bien les choses et donne plus de crédit à l’entreprise (notamment pour la recherche de financements!). Il est aussi important de bien connaître le système tributaire du pays afin de prévoir une trésorerie suffisante pour les impôts.

Ce n’est pas parce qu’on est patron qu’on ne doit pas rendre de compte!

Même si avoir créé sa société laisse une grande place à la liberté d’action, ce n’est pas pour autant qu’on ne doit pas rendre de compte. On doit répondre vis à vis de ses employés, de ses associés, des autorités, des clients,… Cela représente beaucoup de pression, il faut être derrière en permanence…

Le Pérou

Guy se sent parfaitement bien intégré dans son nouveau pays d’accueil. Il est d’ailleurs marié à une péruvienne. Bien qu’il existe un décalage entre la façon de travailler d’un local et d’un européen (« il faut 3 péruviens pour réaliser le travail d’un européen » plaisante-il), les péruviens sont courageux au travail. Il estime qu’il existe encore de nombreuses opportunités (minerais, pétrole, immobilier…) dans ce pays ouvert au monde. Par contre, des efforts doivent être faits en terme d’éducation, de décentralisation (Lima sur-développé par rapport aux provinces), de lutte contre la pollution et surtout contre la corruption. Enfin, bien connaître la mentalité péruvienne avant de se lancer est indispensable (« il faut d’abord travailler dans le pays au préalable pour acquérir une expérience »).

Et la France dans tout ca?

Bien qu’ayant passé presque la moitié de sa vie à l’étranger, Guy reste néanmoins bien français et attaché à son pays d’origine. Il est d’ailleurs membre de la chambre de commerce franco-péruvienne. Mais la communauté française, assez nombreuse au Pérou, n’est selon lui pas très dynamique ici.

« Un bon concours de circonstances »

Guy tire un bilan très positif de son aventure entrepreneuriale, même s’il estime avoir eu « de la chance » d’en être arrivé là. « Il faut s’adapter aux besoins du moments ».

Ses conseils :

-terminer les études en France. « Nous avons de la chance d’avoir un bon niveau »

-avoir de la constance, de la continuité… »ça paie toujours! »

-être logique

Et ne croyez pas qu’il n’existe aucun lien entre un mécanicien et un créateur d’entreprise : « Être mécanicien sur un hélicoptère, c’est déjà être un petit chef d’entreprise! »

Copyright Roulez Jeunesse – Septembre 2008




Christophe et Rutas de Bolivia (BOLIVIE)

3092008

Rencontre avec Christophe Moris, créateur de « Rutas de Bolivia » à Sucre (Bolivie) le 04/08/2008  

Sur les routes de Bolivie 

C’est à Sucre, dans les hauteurs de la Cordillère Bolivienne, que nous avons pu rencontrer Christophe, créateur de « Rutas de Bolivia », spécialiste du tourisme en Bolivie.  

Nom : Moris  

Prénom : Christophe  

Age : 30 ans  

Entreprise : Rutas de Bolivia  D

ate de création : Octobre 2006  

Nombre d’employés : 15 

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De la Bourgogne à la Bolivie  

D’origine bourguignonne, Christophe grandit en région parisienne où il effectue ses études. Deug, Licence et Maîtrise de Lettres Modernes et d’Ethnologie avant un DEA « Français Langue étrangère » à La Sorbonne. Christophe, avec le soutien de certains professeurs, décide de partir réaliser son DEA au Pérou. C’est l’occasion pour lui de créer sa première entreprise en même temps que ses études, une école de langue à Arequipa. Retour en France au bout de 2 ans avec une certaine lassitude du pays mais une expérience très enrichissante. Avec un parcours international et diverses expériences en Espagne, Suisse, Mexique ou Guatemala, le CV de Christophe retient l’attention du réseau des Alliances Françaises qui lui propose de prendre la direction de l’Alliance Française de Sucre en Bolivie dans le cadre d’un V.I.A. ( Volontariat International en Administration ). Le projet emballe Christophe qui s’envole pour la Bolivie à l’âge de 26 ans. Deux années riches en responsabilités pour Christophe qui gère une dizaine de professeurs ainsi que trois employés administratifs. La fin du contrat et la rencontre avec une bolivienne favorisera une implantation définitive à Sucre et Christophe décide alors de créer sa propre entreprise dans le domaine du tourisme en octobre 2006. Sa connaissance de nombreuses langues étrangères ainsi que son caractère peu enclin à devenir employé lui facilitent la tâche pour sa deuxième création d’entreprise.  

La naissance de « Rutas de Bolivia »   Avec 2 000 euros en poche et une Nissan Patrol de 1979, Christophe décide de créer sa propre entreprise de tourisme afin de faire partager au grand public sa connaissance et son attachement à la Bolivie. Deux années plus tard, les documents administratifs sont enfin en règle et le business de Christophe prend forme petit à petit. Christophe continue de faire grandir son entreprise. « Rutas de Bolivia » réalise un chiffre d’affaires annuel d’envrion 20 000 USD et emploie une dizaine de chauffeurs ainsi que 5 guides.  La clientèle de Rutas de Bolivia est à 90 % francaise et fonctionne majoritairement grâce au bouche a oreille. Cependant, l’entreprise prend petit a petit de l’ampleur en devenant le prestataire de services d`agences plus importantes en Bolivie et en Europe. Grâce à « Rutas de Bolivia », Christophe fait découvrir à ses clients des facettes peu connues de la Bolivie en s’adaptant a l’exigeance (bien connue…) de la clientèle française… 

 p1070941.jpgp1070937.jpgp1070936.jpg Quelle stratégie pour Rutas de Bolivia ?  

Christophe continue de développer son activité à Sucre en proposant d’ores-et-déjà des chambres d’hôtes dans sa charmante villa en plein centre ville.  Mais son rêve reste de développer ses activités touristiques sur  tout le continent sud-américain, en commençant par créer « Rutas de Argentina », pourquoi pas à Mendoza en Argentine ?  La vie d’un entrepreneur bolivien…  Christophe, à la suite de son mariage, a pu acquérir la nationnalité bolivienne. Cette acquisition lui a facilité la tâche même si la création d’entreprise en Bolivie est un véritable parcours du combattant. Sa nouvelle vie d’entrepreneur est stressante notamment durant la pleine saison touristique en juillet et août mais Christophe aime son métier. La vie professionnelle empiète souvent sur la vie privée mais aujourd’hui, et notamment a cause d’une mauvaise experience passée, notre créateur a su detaché sa famille de son activité.

France / Bolivie  Deux pays à l’opposé l’un de l’autre : voici la vision de Christophe.   D’un côté, la Bolivie, pays instable où la corruption fait la loi et où les problèmes politiques empêchent le développement du pays. C’est une véritable anarchie au sein du pays meme si il reste de nombreuses opportunités comme dans tous les pays en voie de développement. Il existe un vide juridique énorme qui apporte une certaine liberté à tous les entrepreneurs même si elle peut être à double tranchant!  De l’autre côté, la France, pays bien trop cadré au gout de Christophe. Il y garde tout de même de nombreux liens familiaux et amicaux mais un retour à plus ou moins long terme est totalement inenvisageable…   

Bilan et conseils   Christophe qualifie lui-même ses débuts comme prometteurs. La finalité de son entreprise est simple : pouvoir faire vivre sa famille et être indépendant. Très fier de ses enfants et de sa famille, Christophe vit une vie paisible a Sucre et n’a toujours pas connu de véritables échecs depuis son installation en Bolivie. N’hésitez pas suivre ses conseils si vous souhaitez vous installer en Bolivie. : ne pas avoir froid aux yeux, avoir une bonne connaissance du pays et un petit brin de folie…  

Copyright Roulez Jeunesse – Août 2008  







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