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Thierry et Thierry B Gallery (AUSTRALIE)

9062008

Artiste la nuit, businessman le jour.

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Récit de notre rencontre avec Thierry B, ex-serveur, maintenant artiste peintre installé à Melbourne depuis 25 ans.

Son parcours.
Thierry n’a jamais été trés doué pour le système éducatif français. Il n’aimait pas l’école, et c’est donc très tôt qu’il intègre la vie professionnelle en tant que serveur dans des grands restaurants de la région lyonnaise dont il est originaire. Cependant, des mésententes avec ses patrons l’incitent à changer d’air…Il postule notamment sur minitel (nous sommes en 1983…) à une offre de serveur pour l’Australie, pays totalement inconnu pour lui à l’époque. A son grand étonnement, sa candidature est retenue et il part 3 mois plus tard pour Melbourne, il n’a que 18 ans. Les débuts sont très difficiles, Thierry ne se plaît pas du tout, et c’est une histoire de malle qui n’arrive pas qui l’oblige à prolonger son séjour dans ce nouveau pays…
Cependant, petit à petit, Thierry fait son trou dans son nouvel environnement. Au bout de 9 mois, son billet de retour d’avion arrivant à expiration, il retourne en France pour quelques semaines…Et c’est à ce moment précis qu’il se rend compte de la chance qu’il a de vivre en Australie, et, à la surprise générale de ses proches, il décide de retourner sur son île-continent, estimant avoir beaucoup plus de potentiel d’épanouissement la bas.

 

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Un artiste en devenir.
C’est un séjour à l’hôpital qui lui permet de découvrir ses talents d’artiste. Par le biais de collages, il réalise quelques oeuvres qui ravissent ses heureux destinataires. En plus de son travail de serveur qu’il reprend dans des bistrots de Melbourne, il consacre de plus en plus de temps à sa passion naissante.Il profite de son métier très relationnel pour échanger des cartes de visite et présenter ses nouvelles créations. Petit à petit, il sent que son hobby prend de l’ampleur et décide de passer à la vitesse supérieure en louant un local et en exposant. Malgré deux tentatives infructueuses, la troisième est la bonne et il abandonne définitivement son métier dans la restauration pour se dédier exclusivement à son nouveau métier. Il se lance par la suite dans la représentation d’autres artistes, « pour dépanner surtout » nous avoue-t-il. Malin, il en profite pour faire connaître ses oeuvres en les offrant à ses clients lors des ventes…Sa stratégie paie puisqu’aujourd’hui Thierry gagne bien sa vie, possède une excellente réputation dans le milieu de l’art à Melbourne, et en plus de ses créations il est le distributeur d’autres grands artistes comme Michel Canetti, Laurent Filippini ou Steve Rosendale. Mais Thierry ne veut pas s’arrêter là, il rêve de renommée internationale, et c’est pourquoi son nouveau défi est de s’attaquer aux foires internationales pour présenter ses créations…Attention, un serveur peut cacher un talentueux artiste !

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Vie d’un artiste de nuit, businessman de jour.

Thierry a une hygiène de vie très stricte. Ce n’est que vers 11h qu’il débute sa journée en endossant son costume de businessman. Au programme : toute la gestion quotidienne de sa galerie, des livraisons, du service après vente, de la prospection, préparation des foires,…Il termine sa journée vers 17h, s’accorde quelques moments de détente, avant de se plonger dans une méditation qui peut durer plusieurs heures, pour enfin débuter sa deuxième vie, celle d’artiste en production, jusque très tard dans la nuit.
Thierry adore voyager, et sa philosophie de la vie s’inspire beaucoup du boudhisme qu’il reprend dans ses créations, ainsi que les notions de discipline et d’espace.Il se considère comme un « caméléon », et s’adapte très facilement aux personnes qu’il rencontre (« il faut jouer le jeu » nous confie-t-il). Certaines personnes charismatiques comme Oprah Winfrey (« Ce qu’on veut dans la vie, il faut d’abord le donner ») et Anthony Robbins l’influencent beaucoup dans sa vie.
Il adore son nouveau pays, la terre du « No worries », de la « liberté, de la tolérance, des espaces et du multiculturalisme » et regrette le côté négatif et déprimé de la France.

Bilan et conseils.
Très positif selon Thierry. « J’adore ma vie » explique-t-il. Sa réussite dont il est le plus fière réside dans sa découverte de « lui-même », dans son épanouissement dans sa double vie d’artiste-businessman. Selon lui, il faut pour réussir dans « ce pays neuf sous peuplé plein d’opportunités »:
-croire en soi même ["le monde est la reflection de vos croyances"]

-avoir de la persévérance

-garder une éthique vis à vis de soi même et des autres.

Il encourage tout le monde à entreprendre ["le monde est riche et abondant";"don't give up your dream!"] et est même dispo pour donner un coup de main à ceux qui voudraient se jeter dans le grand bain de la création d’entreprise à Melbourne.
A bon entendeur…

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Copyright Roulez Jeunesse mai 2008.




Martine et Bilateral Solutions (AUSTRALIE)

29052008

« Il n’est jamais trop tard pour apprendre »

Martine est une femme surprenante. Partie de quasiment rien, Martine parvient à réussir à l’autre bout du monde grâce à sa volonté et à sa persévérance. Depuis fin 2000, « Bilatéral Solutions » est un cabinet de Consultant-Comptable et Management qui réalise une progression remarquable et qui atteint aujourd’hui un CA de 400 000 dollars australiens.

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Son parcours.

Des efforts peu récompensés par la France.

Martine est une femme débordante de courage et de volonté. En 1972, le BEP en poche, elle enchaîne les journées de travail tout en prenant des cours du soir. Pendant près de 8 ans, elle va étudier en autodidacte afin de passer des examens dans le monde de la comptabilité (l’équivalent des cinq premiers UV du DECF). En ayant travaillée pendant 17 ans avant de passer ses premiers examens, Martine a son parcours inversé par rapport a bien d’autres personnes. N’ayant pas le BAC, elle n’a pas eu la chance d’étudier dans une FAC ou ailleurs. Mais de 82 à 90, elle enchaîne les « certificates »dans le domaine de la finance. A partir de là, Martine est heureuse de créer son propre cabinet d’expertise comptable à Montpellier. En 7 ans, il représentera l’équivalent d’un CA de 375 000 AUS dollars et emploiera 4 personnes. Cependant, après cette riche expérience d’entrepreneur, elle décide de revendre son cabinet. Elle ne récupérera que 35% de son affaire. « La France n’est pas assez rentable pour entreprendre ».
Martine approche de la quarantaine et veut ainsi changer d’air pendant qu’il en est encore temps. Elle souhaite apprendre l’Anglais et décide pour cela d’aller à l’autre bout du monde : en Australie.

Entreprendre à l’autre bout du monde.

Sans aucune notion d’anglais, Martine apprend sans relâche et découvre avec émerveillement le référendum d’octobre 98 à la télévision australienne. L’Australie, encore assujettie à la TVA, va devoir accompagner le reste du monde pour payer cette taxe. C’est le déclic pour Martine qui décide de poursuivre sa vie dans ce fabuleux pays.
Après 2 années d’apprentissage de la langue, Martine hérite de son plus beau cadeau : pouvoir accéder à un master dans la FAC de Sydney. Enfin l’école lui tend les bras. Il lui faudra un an et demi pour boucler un programme de 3 ans. C’est dire sa détermination… Après avoir obtenu un deuxième diplôme en fiscalité, Martine crée une boite de consulting individuel qui mettra 2 ans à percer. Sa formule plaît et c’est ainsi que voit le jour Bilateral Solutions. L’activité principale est d’aider les entreprises non résidentes en Australie a créer une activité sur place. Une belle idée qui va prendre beaucoup d’ampleur car Martine n’hésite pas à faire parler d’elle à droite et à gauche (CCFI, Ambassade, …) Cette première réussite permet de développer des activités annexes comme la gestion sociale des entreprises, le reporting, la comptabilité, … Son cabinet qui emploie aujourd’hui 5 personnes représente un CA de 400 000 AUS dollars et progresse chaque année de 30 à 40%. Coup de chapeau pour Martine et son parcours surréaliste qui vient de recevoir de la France et à sa plus grande surprise le statut de Chevalier dans l’Ordre National du Mérite.

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L’Autralie

Martine est persuadée que pour venir en Australie, il faut réussir son adaptation et accepter les règles du pays. C’est un pays différent, une culture différente et pour y vivre, il faut s’adapter en y faisant des études par exemple.
« L’Australie (sous peuplée) n’attend que vous pour développer son activité. Les opportunités sont partout et la vie sur place est un vrai délice. »
En Australie, on parvient à mélanger sans problème vie privée, vie extérieure et vie professionnelle. Le travail est un travail, non pas une échelle de hiérarchie dans la vie. En étant dans un pays complètement loin de tout, les Australiens ont développé des facultés en terme de communication. Ils sont très ouverts.
Pour Martine, le cadre de vie d’ici se résume à une vie peu stressante, un mélange de ville et de nature, des personnes accueillantes et des sportifs de tout horizon.

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Son bilan

Martine ne regrette pas son expérience. Elle est heureuse de savoir qu’elle va gagner sa propre retraite sur place. La réussite dont elle est la plus fière est sans aucun doute le fait d’avoir été acceptée à la FAC de Sydney après avoir connue tant de difficultés dans le système éducatif français.
Et si c’était à refaire, elle ferait la même, mais plus tôt.
Les trois qualités pour réussir en Australie :
 - ouverture d’esprit
 - développer une niche
 - être humble et s’adapter

« Les acquis servent à quelque chose si on parvient à les adapter… A vous de jouer ! »

 Copyright Roulez Jeunesse, mai 2008.




Frederic et Le Pavillon d’Indochine (Cambodge)

14032008

Photographie d’un entrepreneur 

Le parcours de Fréderic Amat, aujourd’hui créateur de Guest house / restaurant et directeur de rédaction de Cambodge Soir Hebdo, est plus que saisissant. Ses affaires représentent un chiffre d’affaire de 600 000 dollars et même si son business tourne bien, ce sont bien ses idées et son histoire qui nous ont passionnés…

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Son parcours 

Né en 1968, du côté de Narbonne, Fréderic a un rêve : continuer sur les traces de Starsky et Hutch et devenir lui aussi policier. Fred fait ses gammes en Fac de droit à Montpellier, mais son rêve prend fin suite à un tragique accident qui le marquera à  vie. « Ma vision du monde et de la vie a complètement changé depuis cet accident ; la vie ne tient qu’à un fil. »  Après ces études, il a l’envie de découvrir le monde, l’étranger, … Après avoir enchaîné différents petits boulots et acheté son billet d’avion, Fred part une année en Australie et à Singapour pour se transformer en grand reporter. Après son accident qui l’éloigne d’une carrière dans la police, Frédéric s’est trouvé un nouveau défi : « Avec les mots, tu peux faire autant voire plus qu’avec un flingue. »  Il apprend énormément pendant son voyage journalistique. Il réalise une dizaine de reportages passionnants sur les derniers Cow-boy australiens, sur l’histoire d’un prince mystérieux, … De retour à Paris, le virus de l’Asie en poche, il se rend compte que le journalisme, ça s’apprend. C’est ce qu’une petite agence de presse lui explique : « Tu es jeune, passionné, tu es curieux, ton voyage et tes sujets sont terribles, mais en photo tu es nul ! »

De retour à Montpellier pour terminer ses études de droit, Frédéric prépare tous les concours possible de journalisme pour finalement, n’en réussir aucun. Néanmoins, après persévérance, Fred réussit à intégrer provisoirement le quotidien régional « Midi Libre » et prend quelques photos pour des matchs de rugby du dimanche. Sérieux, jeune et disponible, Frédéric devient photographe / rédacteur pour combler les trous du journal. Ses articles, dotés d’une touche d’humour, plaisent et il devient alors responsable des « pages vacances ». Même si Frédéric rappelle qu’il faisait tout ça pour apprendre, il était alors le roi du monde.

Petit à petit, il participe au grand festival de la photo à Perpignan : « Visa pour l’image. » C’est là qu’il a la chance de rencontrer le grand photographe Philippe Lorainson qui accepte de lui livrer ses secrets sur la photo de presse pendant les WE.

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En 1994, Fred démissionne pour rejoindre un ami à Hanoi (Vietnam). La vie d’expatrié n’a rien à voir avec celle en France. Son choix est fait, il vivra à l’étranger. Certes, le Vietnam était encore un pays communiste où la surveillance était souvent oppressante ; mais la qualité de vie dont profitent alors les expatriés remporte la partie. Professeur de français et embauché par l’AFP (Agence France Presse), Fred attend son heure… Et en 1995, l’heure sonne! Il part pour le Cambodge où la guérilla Khmer rouge fait rage. Il devient alors reporter de guerre. Embauché par l’AFP, ses textes et ses photos seront publiés dans VSD, Paris Match et autres journaux dans le monde entier. Il collabore également au journal francophone Cambodge Soir. Fred est tout simplement shooté à l’adrénaline. Des images choquantes et affreuses en poche (qui deviendrons mondialement connues), Frédéric se devait de vivre uniquement le moment présent « Je me sentais complètement dans un film, c’était un peu ma guerre du Vietnam : hélico, gilet pare-balles, … » Fred a du mettre de côté sa conscience, son futur, voire même son cœur pendant deux ans pour devenir témoin de l’histoire du Cambodge. « En 1997, des gens mourraient dans mes bras, les vieux étaient en 1ère ligne pour défricher le terrain de mines, je prenais en photo des attentats à la grenade, mes collègues mourraient, … J’étais complètement shooté » nous confie Frédéric. En 1998, il est blessé pendant une manifestation. C’était le moment d’arrêter. Frédéric s’est mis à écrire et devient l’auteur du roman aventure « un crapaud d’un Mékong » et du livre « témoin sans importance » pendant lequel il raconte les 3 années les plus marquantes de sa vie.

L’expérience de Frédéric au Cambodge ne peut pas le rendre imperméable aux conditions de vie des habitants du pays. Il a ainsi voulu rencontrer les populations locales dont 80% vivent avec moins d’un dollar par jour. Frédéric veut être capitaliste tout en vivant pour le socialisme. A 30 ans, il considère qu’il faut changer de vie. « De 20 à 30 ans, tu t’éclates, tu fais un tour du monde à vélo, tu es journaliste à risque, … Et à 30 ans, tu commences à construire, à faire de l’argent. » Seulement, écrire des livres et être professeur d’Anglais à ses heures perdues ne pousse pas Frédéric. C’est la déprime. Après ce choc de 3 ans, il a besoin d’un projet fort ! Il se rappelle alors de cette phrase d’un poème de Rudyard Kipling que lui lisait son grand-père: « Si tu peux voir détruit l’œuvre de ta vie et sans un mot la reconstruire, alors tu seras un homme mon fils. » Marié avec une Cambodgienne, Fred part visiter en famille Siam Reap. L’ordre rétabli au Cambodge, le gouvernement ouvre ses frontières avec la Thaïlande et les touristes débarquent pour visiter les temples d’Angkor.

En 1999, un ami de Fred lance l’idée de créer le 1er guide gratuit financé par la publicité sur la région de Siam Reap. En janvier 2000, la première parution cartonne. Associé avec Frédéric Rieu, les deux Fred de Siam Reap vont lancer leurs affaires ensemble, comme deux frères. Tea, un Cambodgien soumet aux Fred de créer une Guest House. Plutôt que de l’employer, les Fred lui proposent de s’associer à 33%. Le mélange French Touch et Local Cambodge fait fureur. Ils enchaînent et investissent dans un restaurant en bois « le café d’Indochine ». En 2002, Frédéric aide Jean Jacques Annaud pour la réalisation du film « Les deux frères ».

Malheureusement, la crise du SRAS fait ravage dans le tourisme et la concurrence grandit. Les affaires tiennent le coup grâce aux expatriés qui voyagent en Asie. En 2004, le petit Pavillon Indochine démarré en 1999 dans une maison en bois s’agrandit et devient un complexe de 24 chambres avec piscine. Les deux Fred viennent encore de s’étendre avec la création d’un nouvel établissement hôtelier, de 18 chambres, le Pavillon d’Orient, situé à l’écart de la ville.
Aujourd’hui, Fred emploie 80 personnes et ses affaires représentent un CA de 600 000 dollars annuel avec un investissement de départ de 4000 dollars. Pourtant, Frédéric n’a pas pour autant délaissé sa passion, la plume. Il a repris la direction de la rédaction de l’hebdomadaire Cambodge Soir.

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Créer sa boite au Cambodge. 

L’investissement de départ n’est pas important. Au Cambodge, le gouvernement taxe là ou il y a de l’argent qu’il soit étranger ou Cambodgien. Les modalités ne sont pas trop compliquées… Le seul bémol ? On n’a pas le droit d’être propriétaire du sol.

Et la France dans tout ça ? 

Fred est convaincu qu’il n’aurait jamais pu créer en France ce qu’il a fait au Cambodge. « Au Cambodge, on n’est pas jugé, la confiance règne et la population est toujours heureuse. En France, si tu entreprends, tu es méchant ! »

« La France est vieille, c’est la vieille Europe. Sarkozy est le parcours d’un homme, il ne pourra pas changer la France… par contre les Français ? »

Frédéric considère que la France aide trop les étrangers en France et pas assez les français de l’étranger qui participent au rayonnement de la France dans le monde. 

Un mot sur la french touch ? 

« La French touch marche car les français sont de loin les clients les plus difficiles. Du coup, on place la barre haute, très haute… Alors les étrangers aiment ça… »

Un dernier message ? 

Frédéric explique que la chance, ça s’attrape : « La chance, c’est comme des petites lucioles qui tournent autour de toi. Il te suffit de l’attraper pour t’envoler avec. Alors oui ! La chance ça se provoque… Votre tour du monde à vélo, vous l’avez bien provoqué, non ? » Le message de Frédéric est clair envers les jeunes : « N’attendez pas de voir ce que l’avenir fera de vous ! Construisez-le, votre avenir ! » Un seul conseil pour Fred : parler Anglais, car si tu réussis pas en France, il te reste le monde…

Frédéric, pour conclure, recommande l’Asie : « Il y a un temps pour tout : l’Egypte, les Romains, les pays d’Europe, les Etats-Unis, … Aujourd’hui, c’est l’Asie à 100%. Ça crève les yeux. »

©Roulez Jeunesse, mars 2008




Amaury et Destress Massage BT (HONGRIE)

12112007

 

Rencontre avec Amaury, créateur de Destress Massage BT à Budapest.

Fiche d’identité de l’entrepreneur


Fiche d’identité de l’entreprise

Prénom : Amaury

Age : 35 ans

 

 

 


Dénomination : Destress Massage BT

Secteur d’activité : massage

Date de création : 2006

CA (prévision 2007) : 12 000 EUR

Nombre d’employés :

- à l’origine : 1

- Maintenant : 1

Adresse Internet : http://www.destress.net/

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Son parcours 

Amaury, 35 ans, originaire de la région parisienne a vécu toute son enfance dans le Sud Ouest. A 16 ans, il arrête ses études pour travailler pendant 10 ans dans la bijouterie de ses parents. Ses grands parents, d’origine australienne, lui offre l’opportunité de reprendre une année d’étude à Sydney. Amaury saisit sa chance et se lance en 2000 dans le massage pour deux raisons :

-         un domaine qui l’intéresse

-         sans le BAC, le choix des études est fortement réduit en Australie.

Il restera 6 ans dans ce pays qui accueille à bras ouvert les étrangers et qui offre une facilité remarquable en terme de création d’entreprise. Il part donc de zéro pour créer sa société de massage, qui va prendre du temps pour grandir : « obtenir des clients dans ce secteur d’activité n’est pas évident, il faut se créer son carnet d’adresses. »

En Janvier 2006, sa copine doit s’expatrier à Budapest et Amaury accepte de la suivre et de tout recommencer en Hongrie. C’est là qu’il rencontre le problème de la langue. Passionné par l’informatique, il se consacre à 100% pour faire son site Internet, du réseautage et de la promotion par tous les moyens (même facebook est un outil utile…). Cette période durera 6 mois pendant lesquelles il est en parallèle sous traitant « masseur professionnel » pour un hôtel renommé de Budapest. Il va donc devoir créer sa société (dont le système de création se rapproche de celui français, c’est-à-dire long et compliqué) et la nommer « Destress Massage BT ».

Le principe ? Faire des massages thérapeutiques pour les personnes stressées ou qui souffrent de problèmes musculaires. La clientèle se résume en grande partie à des expatriés mais Amaury cible de plus en plus les Hongrois, chose qu’il travaille en apprenant la langue.

S’il devait changer quelque chose dans son parcours, Amaury se focaliserait davantage sur la création d’un réseau d’expatriés (comme le font si bien les anglophones.)

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Etre entrepreneur 

Amaury n’a jamais aimé avoir un patron. C’est pour cela qu’il a décidé d’être son propre patron.

Pouvoir organiser son emploi du temps, être indépendant, toucher à tout passionne Amaury. Le point le plus dangereux selon lui est de ne pas savoir s’arrêter de travailler lorsqu’on est entrepreneur, de ne pas savoir dissocier travail et vie privée (surtout quand son lieu de travail, c’est chez soi…)

Des qualités nécessaires pour entreprendre :

-         croire en ce que tu fais

-         être persévérant

-         être dynamique

-         réussir à ne pas s’éparpiller

Créer sa société en Hongrie est compliqué pour un étranger.

On est obligé de passer par un avocat pour les tâches administratives et çà prend minimum 3 mois. « Le système de création d’entreprise fait marcher l’administration hongroise… (rires) »

Il faut payer pour créer sa société et dès qu’on est enregistré, on paie des taxes.

Amaury aime beaucoup Budapest, mais il trouve que les prix ne cessent de croître, et que certains ont du mal à suivre. C’est un pays qui sort du communisme, qui s’attendait à avoir « un grand soleil » avec l’entrée en Europe, et cependant la vie reste dure… » Amaury relève aussi le problème de la corruption.


La France vu par Amaury 

C’est un très beau pays qui offre beaucoup de variétés et une culture passionnante. Cependant, il est content de suivre l’actualité française de l’étranger. Il trouve
la France peu dynamique, une population qui se plaint sans arrêt et un côté administratif on ne peut plus compliqué. Il est donc inconcevable de voir un jour Destress Massage BT en France.

Son bilan ? 

Il ne peut pas être plus optimiste concernant ses prises d’initiatives. Amaury a beaucoup appris et continue d’apprendre. A chaque fois, il est parti de zéro et son business se développe toujours.

© Copyright Association Roulez Jeunesse – 2007 / 2008




Jean-François et Vindirekt (FINLANDE)

5102007

Rencontre avec Jean-François Galtat, créateur de Vindirekt à Helsinki en finlande.

Fiche d’identité de l’entrepreneur


Fiche d’identité de l’entreprise

Prénom : Jean-François

Nom : Galtat

Age : 39 ans

 

 

 


Dénomination : Vindirekt

Secteur d’activité : importation de vin

Date de création : 1998

Nombre d’employés :

- à l’origine : 1

- Maintenant : 6

Adresse Internet : http://www.vindirektfinland.fi/

Vindirekt

Son parcours

Originaire de Champagne, Jean François a suivi une formation d’école d´ingénieur et s’est spécialisé dans la filière viticole-oenologie. Il est ensuite parti à Devis aux USA (Californie) pour y réaliser un mémoire de fin d’études. Ce premier voyage lui a permis de faire de nombreuses rencontres, et notamment avec des australiens avec lesquels il a travaillé par la suite en tant que flying wine maker (vinification du vin) pendant 8 ans. Cette période lui a permis de nouer de nombreux contacts dans l´univers viticole, et il vivait au rythme 4/4/4 : 4 mois dans l´hémisphère sud pour les vendanges, 4 mois de congés, et 4 mois dans l´hémisphère nord pour d’autres vendanges.  En 1997/1998, Jean François a ressenti le besoin de se « poser ». Sachant qu´il voulait continuer a exercer sa passion, se posait la question de savoir dans quel pays il l’exercerait. En 1995,
la Finlande entre dans l´Union Européenne et un énorme engouement autour de l’importation de vins apparaît. Les plus faibles disparaissent, et Jean François décide alors de se lancer alors dans la course en tant qu´agent (importateur de vins étrangers) pour Alco (la seule chaîne de magasin autorisée a vendre de l´alcool en Finlande, la politique de monopole d’Etat y est toujours très présente). 

Pendant 2 ans, Jean François se consacre essentiellement  a cette activité, et il se démarque de la concurrence en proposant un vin et des étiquettes « custom name » (les vins sont adaptes au goût des finlandais et les étiquettes sont personnalisées). Il gagne petit a petit en réputation, mais trouve qu´il n’existe pas encore en Finlande d’expertise viticole dans le milieu de la restauration. Profitant de son expérience dans le domaine et des nombreux contacts qu´il possède, il décide donc de créer sa propre société d´importateur en 1998. Pendant quelques années, il a combine ses 2 activités d´importateur pour Alco et pour la restauration, avant de les fusionner sous Vindirekt. 

Aujourd´hui, Vindirekt est le premier importateur de vins fins en Finlande. Sa société emploie 6 personnes et s’est développé dans toute la Finlande (au départ il exerçait son activité uniquement a Helsinki). 

Sa vie d’entrepreneur. 

La tâche qui lui prend plus de temps est la gestion du relationnel avec les fournisseurs. Il travaille du lundi au vendredi de 9H à 17H, ce qui lui permet donc de bien profiter de sa famille. Au moment de la création de son entreprise, il n’a pas sollicité l’aide de l’administration française sur place, il a préféré se débrouiller tout seul. 

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Ses relations avec son pays d’accueil et avec son pays d’origine. 

Même si les Finlandais sont assez calmes et réservés, leur comportement change de saison en saison, et l’été y est beaucoup plus agréable…. Néanmoins, il garde beaucoup de liens avec
la France : la famille, les amis, et les relations avec les 45 producteurs français de vin « la crème de la crème » selon lui, et il s’agit donc de bien les traiter. 
Ce qui lui manque de la France : la nourriture indéniablement. Même si selon lui les restaurateurs d’Helsinki ont fait beaucoup de progrès depuis quelques années, et il est très fier de travailler aujourd’hui avec les 50 meilleurs restaurants de la capitale finlandaise. 

Son bilan d’entrepreneur et son avenir. 

 « Fantastique »! Même si la concurrence est rude, il est très heureux du travail accompli jusqu’à présent et de l’expérience acquise depuis.  Dans 10 ans ? Toujours là !  Son rêve serait d’ouvrir un jour sa propre boutique de vin dans le centre ville d’Helsinki, une fois que le monopôle sera tombé. Si c’était à refaire : « complètement », même si la France lui manque beaucoup tout de même.  Ses conseils.  Il faut être spécialiste dans un domaine précis. Jean François croit beaucoup au concept de « niche », ce qu’il a lui même développé avec Vindirekt. D’autre part, il est nécessaire selon lui de rester modeste, bien qu’il faut être fier de ce qu’on entreprend. Il faut aussi savoir ce qu’on fait et réussir à percevoir les tendances futures. Enfin, le conseil que Jean François donnerait aux jeunes entrepreneurs en herbe serait de savoir délivrer un service qu’un grand groupe ne peut pas offrir (niche).  « La Finlande, c’est le bon élève de l’Europe ».     

Vindirekt

© Copyright Association Roulez Jeunesse – 2007 / 2008







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