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Roulez Jeunesse, 5 ans après…

26102013

Bonjour,

5 ans après notre dernier article sur ce blog, nous vous proposons un  update sur nos parcours respectifs.

Sur les 3 copains de l’aventure Roulez Jeunesse, Matthieu et Jean Baptiste sont toujours à l’étranger, et Grégoire a créé sa société en France.

Matthieu, après avoir réalisé une mission humanitaire en Asie du Sud-Est, a intégré la Marine Nationale pendant un an. Il s’est ensuite envolé pour le Mexique où il travaille actuellement pour le compte d’un acteur majeur dans le domaine du management des risques.

Jean Baptiste a rejoint le groupe Oxylane (Décathlon) pour s’occuper pendant 2 ans de la production textile en Egypte, avant d’atterrir au Maroc pour gérer le groupe de distribution KOODZA.

Enfin, Grégoire après avoir travaillé pendant 3 ans et demi dans l’évémentiel en France et au Royaume Uni, s’est lancé dans la création d’entreprise avec Locadrone, spécialiste de la location de drone civils pour la prise de vue aérienne.

Mais on essaie de ne pas perdre les bonnes habitudes, et dès qu’on a la chance de se retrouver, on remonte sur nos bonnes vieilles montures !

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Lille – Amsterdam à vélo, Aout 2013 – Video: https://vimeo.com/78395590




La petite vadrouille de Roulez Jeunesse !

2022009

Vous avez aimé notre premier film de 15′ ? Vous adorerez notre 52′ !

Et pour pleinement l’apprécier, rien de tel qu’une petite séance de cinéma…

Et oui! On vous propose de le découvrir en avant première  avec nous le mercredi 18 février prochain, à 20h30, en salle Gérard Philipe, 40 rue Henri Barbusse à Roncq.

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Venez nombreux!

Et envoyez un petit mail à roulezjeunesse@gmail.com pour qu’on vous réserve une petite place !

A très vite, et roulez joyeusement !




Voyager depuis votre salon ??

9122008

Amateur de la photographie, bonjour !

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De retour de voyage avec plus de 30 000 photos, nous avons souhaité faire partager ces images du monde. Après la difficile sélection, nous en avons retenu 64 que vous trouverez dans l’album ci-dessous. Nous proposons ces clichés à la vente ( format 30 x 40 , avec son cadre sous-verre) pour décorer votre salon, votre salle de bain, votre chambre… Une petite photo de l’autre bout du monde permet de s’évader quelques instants ! Et si vous n’avez toujours pas d’idée pour vos cadeaux de Noël, n’hésitez pas c’est l’occasion!

Best of photos ! A vendre !
Album : Best of photos ! A vendre !
Nos plus belles photos sont à vendre ! N'hésitez pas à nous passer une commande si un cliché vous intéresse !
64 images
Voir l'album

Si une photo vous intéresse, n’hésitez pas à nous contacter par mail à l’adresse suivante roulezjeunesse@gmail.com en mentionnant le nom de la photo.

Tarifs : 1 photo 30 EUR et profitez de l’offre spéciale Noël 2 pour 50 EUR ! A saisir en fonction des disponibilités !

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A très bientôt!

Matt, Greg et JB




Roulez Jeunesse, le film !

22112008

Vous l’attendiez… Nous aussi…

Le voici !

Découvrez  en avant première une petite vidéo de présentation de notre tour du monde à vélo…

Image de prévisualisation YouTube

C’est un aperçu du film de 15′ que vous pourrez découvrir en venant lors de nos grandes soirées conférence-débat (cf. article « A vos agendas » ci dessous) du mois de décembre.

Une version longue (52′) est en cours de réalisation…

A très bientôt,

Roulez Jeunesse

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Merci à Dagsit et à Grégory pour leur précieuse aide pour le montage du film…

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A vos agendas !

19112008

Après cette année sur les routes de notre planète, nous souhaitons aujourd’hui vous faire partager notre aventure. Au programme : conférences, expositions de photos et de toiles, diffusion de films, médiatisation du projet, colloque, dîner-débat, ventes de produits artisanaux…

4 événements vous sont proposés en exclusivité :

    • à Angers, conférence le Mardi 2 décembre 2008 à L’ESSCA, Amphithéâtre Bernard Gounouf, 1, rue Lakanal – 49 000 – Angers à 18h30
    • à Paris, conférence le Lundi 8 décembre 2008 à Saint Lambert de Vaugirard, 2 rue Gerbert – Paris 15 (Metro Vaugirard sur la ligne 12) à 20h30
    • à Lille :
      • Exposition de photos et toiles, combinée avec une vente de produits artisanaux du monde (idéal pour les cadeaux de Noël…), le dimanche 14 décembre 2008 chez Hélène et Tanguy Le Gall, 76, avenue John Fitzgerald Kennedy 59170 – Croix entre 14h et 19h
      • Conférence le Mercredi 17 décembre, salle Pierre Scalbert, Institution Libre de Marcq-en-Baroeul, 170, rue Collège 59 700 – Marcq-en-Baroeul à 20h30

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Nous serons aussi (dans un cadre plus privé) :

  • à Paris, le Mardi 25 novembre 2008 à La Maison de l’Amérique Latine. Colloque CEREALE / Chaire Entrepreneuriat (Centre d’Etudes et de Recherche Amérique Latine Europe) ESCP-EAP Ecole de Management pour l’Europe à 13h30
  • à Lille, le Mardi 16 décembre 2008 à l’Institution Libre de Marcq-en-Baroeul pour les classes de Terminale du Lycée
  • à Lille, le Lundi 15 décembre 2008 à DECATHLON CAMPUS auprès des employés du groupe

Autres évènements :

  • à Angers, Plateau télévision en direct sur Angers 7 pour l’émission Direct 7, le lundi 1er décembre 2008 à 18h30
  • à Lille, Exposition de photos et de toiles du 18 décembre 2008 au 12 janvier 2009 au Zango Lille situé 36, rue de Gand 59000 – Lille

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Nous vous attendons nombreux sur tous ces évènements ! N’hésitez-pas à nous contacter pour plus de renseignements.

Matthieu JAN : + 33 6 50 41 64 95

Nous restons à votre entière disposition pour une intervention dans le cadre de projets portant sur le thème du voyage ou du monde de l’entrepreneuriat.

A bientôt,

Roulez Jeunesse !




Noël et Fret International (EQUATEUR)

17112008

Rencontre avec Noël Schaeffer le 22 septembre 2008

Réussir sans diplôme

C’est dans les locaux de l’active Chambre de Commerce Franco-équatorienne que nous avons rendez-vous avec Noël, entrepreneur français de 49 ans, installé à Quito.

Nom : Schaeffer

Prénom : Noël

Age : 49 ans

Nom de l’entreprise : Fret International

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Parcours d’un autodidacte

Passionné par les avions de chasse et malgré une scolarité plutôt difficile, Noël Schaeffer tente les concours pour devenir pilote de chasse. Ce dernier essuie son échec en décidant de se mettre au travail, sans diplôme. Il débute donc à 15 ans au poste de magasinier, poste se situant à l’échelon le plus bas d’une entreprise de transport international. Animé par l’envie d’apprendre et de monter rapidement, Noël effectue tout d’abord ses obligations nationales en réalisant son service militaire en Allemagne (Division blindée).

 

De retour en France, il retrouve du travail dans l’entreprise de transport de ses débuts qui venait de remporter un contrat avec Alstom pour la construction du métro à Caracas. A 23 ans, Noël part donc 4 ans et demi au Venezuela en tant que responsable de la vérification et du déchargement des marchandises.

Puis, Noël est envoyé en mission pour un nouveau projet au Chili pour une durée de 1 an pour régler les problèmes dans différentes régions du pays (Santiago, Antofogasta). Un rapide passage en Bolivie et Noël découvre pour la première fois l’Equateur en décembre 1987. Le contrat est instauré pour une durée de trois ans afin de mettre en place un bureau de représentation ainsi que de former du personnel équatorien. Cependant, l’expérience tourne au fiasco puisqu’une entreprise anglaise décide en rachetant l’entreprise de fermer le bureau de Quito. Les employés n’apprécient pas la tournure des évènements et placent le chantage au centre des négociations. Noël passera même une journée en prison et s’exilera quelques semaines au Venezuela afin de laisser passer la tempête.

Peu enclin à se laisser abattre, il reviendra sans emploi à Quito en 1988 afin de créer sa première entreprise en tentant le pari dans l’importation de produits français pour le secteur de l’optique. Le projet semble solide et toutes les économies y passent afin de faciliter le décollage. Cependant, la réussite n’est pas au bout. Le manque d’expérience dans ce domaine est flagrant et Noël fermera son entreprise 6 mois plus tard en ayant réellement tout perdu, mais c’est sans compter sur sa volonté indéniable…

Un mariage et quelques années en tant qu’employé, Noël se lance un nouveau défi avec la création de Fret International en novembre 2004.

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Créer son entreprise dans un pays économiquement instable

 

Dès ses débuts à la tête de Fret International, Noël sent rapidement les opportunités que peuvent lui apporter les entreprises françaises qui viennent s’installer en Amérique Latine. Alcatel, l’Office Général de l’Air puis Carrefour lui offrent ses premiers contrats qui éclaircissent le futur de l’entreprise. En 1999, Noël compte 46 employés dans ses rangs, à l’aube de la crise financière qui va frapper le pays entier. La faillite de nombreuses banques ainsi que la dollarisation du pays va entraîner une chute vertigineuse pour notre chef d’entreprise : liquidation de 90% des employés, économie paralysée, dettes considérables… C’est donc un nouveau départ qui commence avec 5 employés afin de relever la tête. 4 ans et demi seront nécessaires afin de rembourser les dettes de la société. La stratégie est donc à la diversification afin de limiter les risques et Noël s’embarque sur de nouveaux créneaux :

-transport international

-équipement d’hélicoptères

-réparation de moteurs d’avions de chasse et d’hélicoptères

-fabrication et exportation de meubles en bois

 

Toutes ces activités lui permettent d’employer aujourd’hui 8 personnes et de réaliser un Chiffre d’affaires d’environ 3 millions de dollars annuel.

 

Entreprendre en Equateur

 

Avec deux expériences de création d’entreprise en Equateur et plus de 20 ans passés dans le pays, Noël est bien placé pour savoir qu’il n’est pas facile de s’installer dans un pays aussi « chaotique ». L’instabilité politique et économique associée à une instabilité financière ne facilite en effet pas les investissements. Cependant, Noël nous assure que quelques montages stratégiques permettent aujourd’hui d’éviter le pire en cas de crise majeure. Les opportunités sont énormes et les formalités administratives ne forment pas un obstacle infranchissable (30 jours de délai pour un investissement de départ relativement bas situé aux alentours de 400 USD)

Un profil de battant

 

Les différents échecs n’ont pas endommagé la combativité de Noël qui sent le besoin de rebondir rapidement après chaque revers. Les projets sont ambitieux et Noël souhaite prendre de l’ampleur en se diversifiant une nouvelle fois. Pourquoi pas dans le domaine du remplissage de conteneurs ?

La vie professionnelle prend parfois le dessus sur la vie privée notamment en période de crise, mais aujourd’hui père de 2 enfants, Noël sait faire la part des choses et prendre ses responsabilités familiales.

 

Equateur / France : deux mondes

 

La crise financière au début des années 2000 a enclenché un départ massif d’équatoriens vers l’étranger. En envoyant des sommes d’argent à leurs familles restées dans le pays, on a assisté à un dynamisation de l’économie et une hausse du niveau de vie de la population. Les opportunités se sont multipliées notamment dans le secteur de l’agriculture. Cependant, l’accès au crédit reste difficile pour tous types de projets d’investissement.

Le pays est agréable à vivre même si Noël souligne une extrême lenteur dans les processus de prise de décision.

 

Mais Noël se sent plus que jamais français même après 20 années en Equateur. Il garde de nombreux liens avec la France, notamment familiaux et participe au mission de la Chambre de Commerce afin de développer les rapports entre les deux pays.

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Bilan

 

Un parcours chaotique pour Noël qui récupère aujourd’hui le fruit de son travail et de son abnégation. Il adopte la philosophie de La Fontaine : « Patience et longueur de temps ne font plus que force ni que rage ».

 

N’hésitez pas à suivre les conseils de cet entrepreneur multi-casquettes :

 

-Venez découvrir, sentir et prendre la température du pays avant de venir vous installer (stage, voyage,…)

-Prendre votre décision à 100%, battez-vous et vous récupérerez le fruit de votre travail

Il aime à souligner qu’ « impossible n’est pas français » et son formidable parcours vous invite à ne rien lâcher !

 

Copyright – Roulez Jeunesse – Septembre 2008

 




Partenaires

10112008

Un grand merci à tous les partenaires qui nous ont suivi durant cette année et qui ont cru en notre projet : Decathlon et les marques B’Twin et Quechua, Ysance, Marmara, Vialinfo, la CFE, la Société Générale,Orange et Pikeo,  Boiron, la Mairie de Roncq, VillaVelo, le BDE de l’ESSCA, le réseau des anciens de l’ESSCA et AVA.

Sponsors Roulez Jeunesse

Merci également à Mme Andre Tiberghien, Thierry Bernard, Guirec Tiberghien, Audrey Carrier, M. et Mme Lafragette, Cyril Hourdry, Nicolas Bureau, Pierre-Yves Destombes, Edouard Benadava, Antoine de Rivoire, Guillaume Lagane, Benjamin Carpentier, Mme Thérèse Ledoux, Romain Chaumais, Bertrand Dubrulle, Gérard Delcourt, Hervé Vighier, Stéphane Caplier, Jean-Pierre Guillon, Alexandre Poussin, Laurent de Cherisey, Ghislain Dalle, Sylvain Darnil, Martin Bouygues, Manuel Bettaver, Franck Pacaud, François Guion,  Pascale Vienne, Audrey Barbier, Agnès Cordier, Docteur Barault…… Et tous les autres !




Roberto, Saya et Zonacuario (EQUATEUR)

9112008

Un entrepreneur équatorien social et équitable

Roberto Valencia, originaire de Quito en Equateur, a changé sa vie d’employé modèle dans une grande entreprise de publicité pour entreprendre une activité sociale « made in France ». Aujourd’hui, le succès est à son comble : 40 employés tous soudés par une même idéologie.

 

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Une véritable crise existentielle
Roberto, après avoir étudié la publicité, s’engage dans l’une des plus grandes entreprises de communication du pays. Cependant, pourvu d’une bonne situation (rédacteur et graphiste) pratiquée dans un cadre de vie sain et après 10 ans d’ancienneté, Roberto plaque tout, suite à la rencontre d’une franco-japonaise, Saya. Elle même a toujours travaillé dans l’univers du social à travers différentes ONG. Roberto se remet donc en question au cours de l’année suivante et passera une véritable crise existentielle qui l’entraînera sur le chemin de l’entreprenariat. Les débuts ne seront pas si simple car c’est un changement de vie radicale pour cet équatorien. Toujours passionné par le monde de la publicité et de la communication, Roberto avec la précieuse aide de Saya, décide de se lancer dans la publicité sociale. La concurrence est alors inexistante sur ce créneau. Après quelques études de cas menées au Brésil et au Pérou, Saya et Roberto se lancent dans ce nouveau créneau à Quito. « Le plus dur était de faire comprendre aux gens la mentalité et l’état d’esprit de la publicité sociale » nous explique Roberto rassuré du résultat de son entreprise. Aujourd’hui Zonacuario élargie aux maximum son domaine d’action. Les clients se multiplient (Unicef, ONG, institutions gouvernementales, entreprises privées, …) et l’entreprise de Roberto devient incontournable pour une communication interne et/ou en externe efficace dans le social.

 

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« Au début, c’était difficile de recruter du monde »
Roberto et Saya ne voulaient pas d’une entreprise « juste » rentable ; ils ont voulu développer tout un esprit social et solidaire en interne. Les employés de Zonacuario ne ressemblent pas à n’importe quelle entreprise de publicité. En effet, les profils sont très variés et on y retrouve des anthropologues, des avocats, des sculpteurs, des artistes, bref, une panoplie très large de jeunes talents … Roberto revient sur la politique sociale qu’il mène avec son entreprise : « on ne veut pas devenir millionnaire, on veut juste que l’entreprise grandisse et investisse toujours plus dans ses projets » et c’est pour cela qu’ils développent comme stratégie interne une comptabilité 100% transparente.


Du social dans leurs produits

Trop dépendant de ses clients, Roberto décide de lancer un produit propre à Zonacuario pour assurer une rentabilité continue. Le constat est simple, l’éducation en Equateur fait franchement défaut. Et c’est une nouvelle fois de France que murie l’idée. L’hexagone détient le nombre le plus important de revues pour enfant (25 au total) et en Equateur, ca n’existe pas… C’est alors que Roberto et Saya après plusieurs études se lancent dans la création, production et distribution d’un magasine pour enfant, nommé : Elé! « Ce magasine permet à l’enfant d’apprendre (à travers des dessins et des nombreuses histoires) sur la vie locale mais aussi sur la mondialisation. » Après 2 années difficiles, Elé ! est distribué à plus de 50 000 lecteurs en Equateur et se veut, par un système de donation, d’offrir des magasines aux enfants qui n’ont pas les moyens.

Faut il créer en Equateur ?
L’Equateur (peuplé aujourd’hui de 13 millions d’habitants) est un pays qui revient de loin : en 1998, c’est près de 12 banques qui font faillite ainsi qu’un exode de 2 millions de personnes. C’est en 2000 que naît la dolarisation, et les trois premières années sont difficiles ; mais dès 2003, cette nouvelle mesure permet au pays de relever la tête. C’est aujourd’hui un pays qui regorge d’opportunités dans tous les domaines. Saya nous explique que les avantages sont nombreux sur place : « moins de concurrence, pas de sur-qualification, moins de barrières, pas de diplôme nécessaire, …. »
Créer en Equateur, c’est légalement facile et rapide : 400 dollars et c’est parti ! Le gros problème réside dans le financement du projet. En effet, obtenir des crédits par les banques est extrêmement difficile. Les banques n’ont pas confiance et refuse le crédit (sauf à des taux très cher : 16%) aux entreprises. C’est donc pour cela que Roberto conseille à toute personne désireuse de créer en Equateur d’une bonne idée et d’avoir le financement.

Un bilan très positif
Roberto et Saya s’éclatent dans leur boulot.Roberto est convaincu de son entreprise et le bilan le prouve par les chiffres : 40 employés, une recrue tous les mois et un capital avoisinant les 600 000 dollars. Zonacuario va continuer à développer des produits tels que Elé! pour assurer la rentabilité de l’entreprise et continuer à développer des projets sociaux. Roberto rêve même de créer un mécanisme en Amazonie pour compenser tout le papier utilisé pour ses magasines. Il est inarrêtable !

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Des conseils ?
Roberto insiste sur le fait qu’il faille ramener de l’argent en Equateur pour créer ; les crédits sont impossibles. Évidement l’idée est primordial: trouver un marché récepteur ! Et pour finir, Roberto conseille à tous les étrangers de comprendre le mode de fonctionnement des équatoriens (celui qui vit dans la jungle est bien différent de celui qui vit sur la côte ou que celui qui est à Quito).

Copyright Roulez Jeunesse – septembre 2008




Myriam et Gringas (BOLIVIE)

9112008

Entreprendre pour les « Gringas« 

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Myriam est une entrepreneuse multicasquette. Après avoir subi un premier échec entreprenarial en France, elle débarque en Bolivie ou elle enchaîne les projets de création d’entreprise. Dotée d’un excellent background dans la communication, ses projets internet sont très alléchants.

En France tout roule, mais…

Après un IUP Management à Clermont Ferrand et un DESS dans la communication à Aix en Provence, Myriam, originaire de Paris, enchaîne divers stages dans des multinationales françaises ( Publicis et l’Oreal). Cinq premières années dans les ressources humaines pour terminer en 2005 responsable marketing chez Publicis pour la création d’un site emploi. Pétage de plomb, besoin de vacances… Elle file avec une amie voyager en Amérique du Sud. Pendant son voyage en Bolivie, elle rencontre son futur époux . Coup de foudre pour le pays (et pour l’homme!). Myriam rentre en France le temps de faire ses valises… 3 mois suffisent…

La Bolivie, un pays à fort potentiel.

En l’espace de 2 ans, Myriam a le temps de faire son trou. A la base partie pour rester un an à La Paz, Myriam a l’heureuse surprise de tomber enceinte. Rien ne l’arrête, car elle multiplie ses projets de création : ouverture d’un premier site internet www.thebolivianstore.com qui distribue des produits naturels du pays. Ayant déjà participée à l’ouverture d’un restaurant dans la plus haute capitale du monde, Myriam s’associe avec des locaux pour créer un hôtel de luxe. Mais son projet le plus ambitieux reste « Gringas ». C’est avec une de ses proches amies, Julie (ex-pharmacienne), que l’idée de créer une boutique online émerge: recenser les 30 produits artisanaux phares de chaque pays d’Amérique du Sud tout en y associant une touche européenne (exemple : revisiter le fameux poncho de Bolivie en l’adaptant à la mode européenne). Un projet très ambitieux qui pourrait rapporter gros mais qui est loin d’être facile…

En effet, Julie et Myriam en sont à leurs 10 ème mois de sourcing tellement il est difficile d’y faire son choix et surtout d’y déceler les petites pépites (les meilleurs artisans). Les deux françaises sont certaines du succès de « Gringas » même si aucune étude n’a été réalisée. « Les matières premières sont pas chères, un site internet ne coute pas cher et la main d’oeuvre est relativement bon marché » avoue Myream. « Gringas » ne souhaite pas faire de commerce équitable (c’est à dire en passant par les labels) mais fait tout comme en passant directement par les producteurs.

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Quelle finalité dans tout ca ?

Myriam est passionnée, adore créer et ne pense qu’a entreprendre. Ce qu’elle aime le moins est de devoir suivre ses projets à long terme. Myriam aime cette fonction de créatrice car cela lui permet de faire du business à sa manière. Ses projets ? Gagner de l’argent pour voyager ailleurs et, à nouveau, créer.

Entreprendre en Bolivie.

Créer sa boite dans le pays d’ Evo Morales est rapide, pas cher et très simple (surtout si tu acceptes le problème de la corruption pour accélérer les choses…) « La Paz est une capitale avec un nombre d’opportunités incroyables » nous confie la parisienne. Cependant, entreprendre sur place peut être épuisant. Les locaux ne sont ni rigoureux ni fiables et tout tout se négocie. Myrem avoue avoir du mal à retrouver sa vie parisienne (culture, ciné, café avec les copines, …) mais la beauté et la diversité du pays emportent la partie.

Son bilan.

Myriam ne regrette absolument pas son choix de vie. Ex cadre supérieure au sein d’une grande multinationale, elle préfère largement la liberté que lui offre sa petite structure. Et même si elle est passée d’un pays développé à un pays en voie de développement. Elle s’épanouie tout les jours professionnellement parlant. « Avec un petit budget, tu peux te lancer sur des business ambitieux ».

Selon elle, 3 qualités paraissent indispensables pour entreprendre : avoir la fibre entrepreneur, être obstiné(e) et savoir bien s’entourer.

Merci Myriam pour ces conseils et bon courage pour « Gringas » !

Copyright Roulez Jeunesse – Septembre 2008




Quentin et D’accueil (FRANCE)

30102008


Des cours à la pratique

Rencontre le 06/10/08 avec notre deuxième entrepreneur français en France, Quentin Mallassinet, 35 ans, créateur de D’accueil groupe, Angers, services de distribution automatique, et ancien ESSCA (promo 1996).

 

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Son parcours.

Quentin atterrit à l’ESSCA un « peu par hasard » en 1992, en partie car l’ambiance « fun » qui y règne lui correspond. Il ne se pose pas trop de question à l’époque, avance tranquillement dans sa formation qu’il complète avec des expériences associatives « très enrichissantes ». Au moment de choisir sa spécialité à la fin de ses études, et après un léger échec sur la voie de la recherche appliquée, il opte pour l’alternance où il effectue une première mission de 6 mois chez Philips en tant que commercial. Des « projets » commencent alors à germer dans la tête de Quentin, qui se verrait bien créer sa boite un jour, et pourquoi pas avec Jérôme, un pote d’école. Puis c’est au tour de Kraft d’accueillir Quentin pour un autre stage de 6 mois, au sein de « la troisième roue du carrosse » comme l’explique Quentin, c’est-à-dire dans la partie distribution automatique qui ne représente qu’une infime partie du CA de la société…

Quentin découvre alors un marché hyper atomisé, avec une multitude d’intervenants locaux. Il rencontre beaucoup de personnes du milieu, apprend à saisir les enjeux de la distribution automatique, et il se rend compte qu’ « il y a quelque chose à faire » pour apporter plus de qualité aux services proposés au consommateur final. Mais c’est déjà la fin de sa mission, et ses obligations civiles de l’époque (nous sommes en 1996 et le service militaire existe toujours) l’obligent à remettre à plus tard son projet qui prend de plus en plus forme (malgré le fait que celui-ci ne soit pas considéré comme « viable » par ses professeurs de l’époque). Son expérience militaire (à St Cyr puis à Pau ) lui apporte beaucoup dans la mesure où il reçoit une formation exceptionnelle dans le management des hommes, et il prend alors conscience des responsabilités d’un chef d’entreprise («comme dans l’armée où un officier a la responsabilité de ses hommes, un chef d’entreprise a la même vis-à-vis de ses salariés »). Il continue en parallèle de travailler sur son projet de création, aidé par Jérôme qui a repris sa mission au sein de Kraft et qui trouve aussi le concept très prometteur. Il reprend ses cours de l’ESSCA et, partant du principe qu’« une machine, c’est un magasin », décline les fameux « 4P » du marketing à son concept de distribution automatique…

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D’accueil, un groupe est né !

En 1997, Quentin et Jérome se lancent. Avec 50 000 F de capital de départ (7 500 €), ils créent (seuls, mais après avoir glanés quelques conseils auprès de chefs d’entreprises) le groupe D’Accueil. Le processus de création d’entreprise est relativement facile « ce n’est plus le labyrinthe d’il y a 10-15 ans, tout est bien organisé ».

Aujourd’hui, D’accueil emploie 19 salariés et réaliste un CA de plus de 2 millions d’euros.

Le groupe continue de grossir petit à petit, notamment par le rachat de 2 concurrents directs à Angers et à Nantes. Et le concept fait des petits, puisque D’accueil exporte maintenant son savoir faire à Tours et même à Lyon, grâce à la collaboration du frère de Quentin et du beau frère de Jérôme qui ont rejoint le groupe. Et d’autres projets sont en cours…

 

Entreprendre, oui, mais…

 

Pour aboutir au succès qui fait D’accueil aujourd’hui, Quentin a dû concéder quelques sacrifices. Les débuts ont été difficiles, avec énormément de travail pour que la machine décolle, et « manger des pâtes alors que les potes s’éclatent en boite » n’est pas toujours facile… Entreprendre nécessite énormément de temps, et le domaine affectif n’est pas simple à gérer non plus. Malgré cela, Quentin tire aujourd’hui une énorme satisfaction de son aventure entrepreneuriale. Pourquoi ? Parce que son investissement donne du travail à 20 personnes, et parce que sa création obtient petit à petit la reconnaissance du milieu.

Et depuis 2/3 ans, Quentin peut lever le pied progressivement : « il faut savoir mesurer son investissement personnel ; l’équilibre investissement perso/résultat économique doit être raisonnable ». Et pour quelle finalité ?

« Pour pouvoir prendre un peu de temps pour des projets perso un peu plus tard… »

 

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Entreprendre en France

 

Quentin regrette le problème de mentalité qui existe en France selon lequel il existerait toujours des relations conflictuelles entre le patronat et les salariés « c’est une aberration, il faut retrouver la confiance mutuelle », explique-t-il. Pareil pour ce « sentiment de culpabilité à la française » comme quoi créer une société c’est créer de la richesse et qu’il faut s’en cacher…Enfin, il estime qu’on ne pousse pas les gens à travailler dans notre pays.

 

N’ayez pas peur !

Malgré ce que l’on entend aujourd’hui (parait il que c’est la crise…), Quentin est convaincu qu’il existe encore de nombreuses choses à faire dans les services en France (« être à l’écoute des gens, rapporter quelque chose aux autres »), et même si ça se fait avec des hommes et donc ça coûte cher, il y a toujours des solutions. Le rachat d’entreprise lui semble aussi être un créneau intéressant.

 

Des qualités essentielles pour entreprendre ?

 

Ø Beaucoup de rêve

Ø Du bon sens

Ø De la ténacité

Ø Saisir les opportunités

Ø S’entourer de bonnes personnes

 

Et « ne pas avoir peur », il ne faut pas attaquer les choses en flippant…Inutile aussi d’écouter les oiseaux de mauvaise augure.

 

Et à Quentin de conclure magnifiquement : « en sortant de l’école (l’ESSCA !), on est armé pour monter un truc ! ». La preuve…

 

Copyright Roulez Jeunesse, octobre 2008.







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